Demandez à un dirigeant où se trouve le savoir de son entreprise, il vous montrera un serveur de fichiers : procédures, notices, comptes-rendus, classeurs qualité. Demandez ensuite à ses équipes où elles trouvent les réponses quand ça coince vraiment, elles vous donneront des prénoms. C'est tout le sujet du savoir tacite : la partie la plus précieuse des connaissances d'une entreprise n'est écrite nulle part.
Le savoir explicite est celui qui se formalise : une procédure de maintenance, une fiche produit, un mode opératoire. Il se stocke, se transmet, se met à jour. C'est celui que les entreprises documentent, avec plus ou moins de rigueur.
Le savoir tacite, théorisé par Michael Polanyi puis par Nonaka et Takeuchi, est celui qui résiste à la formalisation : le geste juste, le diagnostic à l'oreille, la connaissance du contexte, l'intuition née de mille situations vécues. « Nous savons plus que ce que nous pouvons dire », résumait Polanyi. Les travaux de référence en gestion des connaissances estiment que ce savoir tacite représente la grande majorité du capital de compétences d'une organisation.
Autrement dit : même une entreprise parfaitement documentée n'a formalisé qu'une fraction de ce qu'elle sait.
Ce n'est pas un problème de discipline, c'est un problème structurel :
Les approches habituelles butent toutes sur le même mur. Le compagnonnage transmet bien le tacite, mais vers une seule personne, lentement, et tout est à refaire si elle part. Les entretiens menés par un consultant fonctionnent, mais leur coût les réserve aux très grands comptes. Les wikis et bases documentaires ne reçoivent que ce que les experts veulent bien rédiger, c'est-à-dire l'explicite. Le tacite reste dans les têtes.
La bonne méthode pour extraire le tacite a toujours été connue : une conversation menée par un intervieweur compétent, qui questionne, relance et reformule. Ce qui manquait, c'est la possibilité de le faire à grande échelle, pour chaque expert, sans budget de cabinet de conseil.
C'est exactement le rôle d'Olivia, l'IA intervieweuse vocale de Skillsay. Elle mène l'entretien comme un consultant expérimenté : elle s'adapte au métier qu'elle découvre, pose des questions précises, relance sur les zones d'ombre et croise les réponses avec les documents de l'entreprise. L'expert parle, à l'oral, en sessions courtes. Il n'écrit rien.
Chaque session est ensuite transcrite et structurée dans la base de connaissances de l'entreprise, aux côtés du savoir explicite déjà déposé. Le résultat : une mémoire d'entreprise qui contient enfin les deux moitiés du savoir, l'écrit ET le vécu, interrogeable par toute l'équipe en langage naturel, avec des réponses sourcées.
Le savoir le plus précieux de votre entreprise n'est dans aucun document, et il ne s'y mettra jamais tout seul : il ne sort qu'en conversation. Tant que la seule façon de le capter était un consultant à plusieurs milliers d'euros par expert, il était condamné à disparaître avec les départs. L'interview par IA change cette équation : chaque expert peut désormais être interviewé, et son expérience devient un actif de l'entreprise.
Envie d'entendre Olivia mener une interview ?