
La méthode la plus efficace pour capturer le savoir tacite en entreprise combine l’interview vocale assistée par IA et des pratiques humaines telles que le mentorat ou les communautés de pratique. Cette combinaison transforme l’expérience de vos experts en ressource interrogeable, sans attendre qu’un départ ou une retraite fasse disparaître ce savoir. Nous verrons comment structurer ce dispositif pour qu’il reste conforme et mesurable.
En bref:
- Cartographiez d’abord les experts dont le départ menace l’activité, puis privilégiez les savoirs critiques : interviewer un expert au hasard coûte cher et rapporte peu.
- L’interview assistée par intelligence artificielle devient pertinente quand le mentorat ne suffit plus, qu’un départ approche et que les gestes métier sont complexes.
- Faites transcrire et structurer les échanges, mais exigez une relecture par l’expert ou un pair avant toute diffusion, car l’intelligence artificielle peut déformer le contexte.
- Avant toute captation, informez les salariés, documentez les finalités, limitez la conservation et les accès, puis consultez les représentants du personnel au titre du RGPD.
- Pour un départ ciblé, l’offre d’interview coûte 500 € par profil, tandis que le déploiement continu revient à 999 € par mois et par entité.
Le savoir tacite désigne les compétences, intuitions et savoir-faire qu’un professionnel acquiert par l’expérience, et qu’il lui est difficile de formuler par écrit. Cette définition, posée par Polanyi et reprise dans les travaux ultérieurs, distingue deux composantes bien précises. D’un côté, le savoir-faire pratique : les gestes, les réflexes, la manière de réagir face à un imprévu. De l’autre, les connaissances de contexte : comprendre pourquoi telle décision a été prise dans telle situation, ce qu’un document ne raconte jamais.
Le savoir explicite, lui, est déjà formulé : procédures, manuels, bases documentaires. La difficulté n’est donc pas de gérer ce qui est écrit, mais de faire émerger ce qui ne l’est pas.
Le modèle SECI de Nonaka résume ce passage en quatre mouvements : la socialisation (échanger en situation), l’externalisation (formuler ce qui était implicite), la combinaison (relier les savoirs entre eux) et l’internalisation (se réapproprier le savoir formalisé). Deux points à retenir avant d’engager une démarche de capture :
Avant de choisir un outil, il convient de poser les bons dispositifs. Voici une procédure priorisée que nous recommandons aux entreprises qui démarrent une démarche de capture, du plus simple au plus structurant.
Conseil de pro : commencez toujours par cartographier qui détient quoi avant de lancer une campagne de capture : interviewer un expert au hasard coûte cher et rapporte peu si son savoir n’est pas critique pour l’activité.
Ces méthodes ne s’excluent pas. Les approches hybrides, qui combinent interview assistée par IA, communautés de pratique et validation humaine, offrent le meilleur compromis entre la capacité à traiter du volume et la fidélité du savoir restitué. Un mentorat seul ne passe pas à l’échelle sur cinquante experts proches de la retraite. Une IA seule, sans relecture humaine, risque de figer des approximations. L’articulation des deux est ce qui fait la différence entre un projet pilote et un dispositif qui dure.
L’interview vocale assistée par IA s’impose quand trois conditions se cumulent : un volume d’experts trop grand pour un compagnonnage individuel, un risque de départ proche (retraite, mobilité, cession), et des gestes métier trop complexes pour être couchés sur un simple formulaire. C’est la situation que nous retrouvons le plus souvent chez les entreprises qui nous consultent.
Le protocole se déroule en cinq étapes :
Les études de cas disponibles montrent que la capture vocale et vidéo structurée permet de créer des bases métier interrogeables et d’accélérer la transmission, tout en révélant des savoirs restés jusque là inconscients chez les experts interrogés.
Les exigences techniques comptent autant que la méthode. L’hébergement sécurisé en France, la traçabilité des accès et des formats de livraison exploitables (synthèses, transcriptions, bases interrogeables par des agents IA) conditionnent l’adoption réelle du dispositif par les équipes.
Cette approche a ses limites. Une IA peut introduire des biais dans la formulation des questions ou perdre une partie du contexte que seul un collègue aurait perçu. C’est pourquoi la mise en données des usages et la maïeutique en conception nécessitent des protocoles interdisciplinaires, mêlant psychologie cognitive, gestion des connaissances et data science, pour évaluer la fiabilité de ce qui est capturé. Une couche de relecture humaine reste indispensable avant toute diffusion.
Interviewer des salariés sur leur savoir-faire touche à des données personnelles et professionnelles sensibles. Le cadre RGPD s’applique pleinement : transparence sur les finalités, information préalable des personnes concernées, durée de conservation limitée et droit d’accès aux contenus capturés. Les exigences de gouvernance pour la captation vocale en entreprise imposent des motifs documentés, un accès restreint aux enregistrements et une revue périodique des usages. La consultation des instances représentatives du personnel est requise avant tout déploiement, une étape que beaucoup d’entreprises sous-estiment.

Au-delà du cadre légal, la confiance se construit par des chartes claires et une communication en amont sur ce qui sera fait des échanges enregistrés.
Pour piloter le programme, quelques indicateurs suffisent :
Un protocole d’évaluation des biais, revu régulièrement, complète ce dispositif pour éviter qu’une base de savoir ne reproduise des approximations non vérifiées.
Trois actions suffisent pour démarrer sérieusement : cartographier les experts à risque de départ, lancer une première série d’interviews sur les cas les plus critiques, et poser un cadre de gouvernance avant la moindre captation à grande échelle. Internaliser convient aux grandes structures dotées d’une équipe Knowledge Management ; externaliser accélère le déploiement pour les PME et ETI qui n’ont pas cette ressource en interne. Dans les deux cas, le savoir capturé devient un actif qui compte au moment d’une cession ou d’une levée de fonds, pas seulement un confort opérationnel.
— quentin
Notre approche repose sur Olivia, notre IA vocale qui interviewe vos experts pour faire émerger ce qu’ils savent mais qui n’est écrit dans aucun document : méthodes, astuces, raisonnement, expérience et pratiques métier. Nous ingérons ensuite ces échanges pour restituer une base interrogeable à tout moment, enrichie de vos documents, audios et vidéos existants.

Ce dispositif sert particulièrement les situations d’offboarding, de cession d’activité ou de montée en compétence accélérée d’une nouvelle recrue. Pour sécuriser le départ d’un expert, notre offre d’interview IA capture son savoir avant qu’il ne quitte l’entreprise, pour 500 € par profil. Pour un déploiement continu sur plusieurs équipes, notre solution de Knowledge Management augmentée par l’IA est proposée à 999 € par mois et par entité. Si votre priorité porte sur la mise en marché d’un tel projet auprès de vos équipes commerciales, les méthodes de prospection structurées de SalesOn peuvent compléter la démarche.
Découvrez comment fonctionne concrètement notre processus de captation et lancez votre première interview.
Le savoir tacite regroupe les compétences, intuitions et savoir-faire qu’une personne a acquis par l’expérience et qu’elle ne formule pas spontanément par écrit. Il comprend à la fois des gestes métier pratiques et des connaissances de contexte, difficiles à transmettre sans interaction directe.
On distingue généralement le savoir tacite, lié à l’expérience individuelle, et le savoir explicite, déjà formalisé dans des documents. Le modèle SECI ajoute une distinction utile entre savoir partagé par socialisation et savoir converti en procédures via l’externalisation et la combinaison.
La connaissance explicite est formulée et consultable dans un document, un manuel ou une base de données. La connaissance tacite reste dans la tête de la personne qui la détient, sous forme de réflexes ou de jugements qu’elle n’exprime pas sans qu’on l’interroge précisément.
Capturer un savoir tacite signifie faire émerger, par l’observation, l’entretien ou l’interview guidée, ce qu’un expert sait faire sans parvenir à l’écrire seul. L’objectif est de transformer cette expérience en ressource réutilisable par d’autres.
L’interview vocale assistée par IA permet de mener cette démarche sans processus d’écriture préalable, en interrogeant directement l’expert puis en structurant ses réponses. C’est l’approche que nous proposons avec Olivia, notre IA qui transforme ces échanges en base interrogeable.