
Il n’existe pas une seule meilleure base pour l’industrie, parce que le mot « base » recouvre deux besoins très différents. Si vous cherchez à identifier et qualifier des entreprises industrielles (prospection, scoring, veille), vous comparerez Sirene, Kompass, Altares ou Ellisphere. Si vous cherchez à conserver ce que savent vos experts (réglages, diagnostics, astuces de ligne, raisonnements), c’est une base de savoir-faire qu’il vous faut, et là, les critères sont tout autres.
Cet article traite les deux, dans cet ordre, avec des critères concrets. Car dans une PME industrielle, la donnée publique sur l’entreprise se trouve en trois clics. Le savoir qui fait tourner l’atelier, lui, n’est écrit nulle part.
Les résultats de recherche sur cette requête mélangent maquillage, mobilier et annuaires d’avis, signe que l’intention est floue. Dans un contexte professionnel, elle recouvre en pratique deux familles de bases.
| Base de données d’entreprises | Base de savoir-faire | |
|---|---|---|
| Question posée | Qui sont les entreprises industrielles, que valent-elles ? | Comment nos experts font-ils vraiment ? |
| Contenu | Données légales, financières, commerciales | Méthodes, raisonnements, pratiques, retours d’expérience |
| Source | Registres, comptes annuels, fichiers | Les personnes, les documents, les vidéos, les réunions |
| Risque si absente | Prospection ou décision mal informée | Perte de compétence au départ d’un expert |
La première famille est un marché mûr, avec des acteurs établis. La seconde est celle où la plupart des entreprises industrielles n’ont encore rien de structuré.
Si votre besoin est de repérer des fabricants, sous-traitants ou sites industriels, voici les options réelles du marché français.
La base Sirene sur data.gouv.fr recense les entreprises et leurs établissements (SIREN, SIRET), avec une alimentation désormais directe par l’Insee. L’INPI met à disposition les données du Registre national des entreprises, informations légales comprises.
C’est le bon point de départ pour filtrer par code d’activité (NAF) et par implantation. Limite : ces sources donnent l’identité légale, pas la santé financière détaillée ni les contacts commerciaux prêts à l’emploi.
Selon le comparatif de Nomination, Kompass est un acteur international (60 millions d’entreprises) centré sur la prospection commerciale, tandis que Pharow se concentre sur la France avec 10 millions de prospects. D’après Cible Pro, Kompass EasyList permet d’acheter en autonomie un fichier filtré dès 15 €, avec 13 critères d’export.
Pour une PME industrielle qui veut une liste de donneurs d’ordre ou de sous-traitants, c’est souvent le meilleur rapport simplicité/coût.
Les bases payantes comme Altares et Ellisphere accèdent à des comptes annuels confidentiels, utiles au scoring financier et à l’évaluation du risque client ou fournisseur. D’après la même analyse de Nomination, Altares est l’unique émetteur de numéros DUNS en France et a réalisé 84,7 M€ de revenus en France en 2024.
Si vous devez juger la solidité d’un fournisseur industriel ou d’une cible de rachat, c’est ce type de base qui s’impose.
| Besoin | Option adaptée | Coût indicatif |
|---|---|---|
| Identifier des entreprises par activité | Sirene, base INPI | Gratuit |
| Fichier de prospection qualifié | Kompass, Pharow, Societe.com | Dès 15 € pour une liste Kompass EasyList ; devis pour du sur-mesure |
| Scoring financier, risque | Altares, Ellisphere | Sur devis |
Un point de méthode : selon Cible Pro, il n’y a pas une seule meilleure base d’entreprises, tout dépend de l’usage. Cela vaut pour tout le reste de cet article.
Vous pouvez connaître le SIRET, le chiffre d’affaires et l’effectif de votre atelier. Vous ne saurez pas pour autant pourquoi votre chef d’équipe règle cette presse à 3 h du matin différemment du manuel, ni comment il reconnaît un lot suspect à l’oreille.
C’est le savoir tacite : méthodes, astuces, raisonnement, expérience. Il ne figure ni dans la GED, ni dans le wiki, ni dans les procédures. Or il pèse lourd dans l’industrie. L’Anact rappelle, dans le cas des intérimaires du BTP, que la sécurité et la productivité dépendent d’un transfert de savoir-faire formel dès l’accueil ; la même étude relève que ces travailleurs sont 4,3 fois plus touchés par des accidents graves que les autres salariés.
La pression démographique aggrave le sujet. D’après Bpifrance Le Lab, 40 % des dirigeants de PME envisagent de transmettre leur entreprise d’ici 2030, soit environ 370 000 entreprises, et près d’un quart n’ont encore engagé aucune démarche. Le même rapport présente la transmission comme un enjeu de pérennité du savoir-faire, pas seulement une affaire financière.

Une entreprise dont le savoir métier repose uniquement sur la mémoire de quelques personnes est perçue comme un actif plus risqué lors de l’audit de reprise. Les repreneurs avertis intègrent donc le diagnostic de transmission du savoir dans leur due diligence, comme le décrit Bpifrance Création. Si vous préparez une vente, nous détaillons ce mécanisme dans notre article sur le risque qui bloque la cession ; côté acquéreur, voyez comment dérisquer un rachat.
Quatre approches se rencontrent dans les PME et ETI industrielles. Elles ne répondent pas à la même question.
| Approche | Force | Limite pour le savoir tacite |
|---|---|---|
| Wiki / intranet | Simple, collaboratif | Repose sur la rédaction volontaire ; se périme vite |
| GED / partage de fichiers | Centralise l’existant | Ne contient que ce qui est déjà écrit |
| Cartographie des compétences | Identifie qui sait quoi | Repère les détenteurs, ne capture pas leur savoir |
| Captation par interview IA (Skillsay) | Fait émerger ce qui n’est écrit nulle part, puis le rend interrogeable | Demande la participation des experts |
Le wiki et la GED sont utiles, mais ils produisent trop souvent ce que nous appelons un cimetière documentaire : un stock de pages que personne n’ouvre, rempli une fois, jamais vivant. Nous comparons les deux logiques dans base de connaissances ou wiki. La cartographie, elle, est une étape précieuse : cartographier les compétences permet de savoir quels experts interviewer en priorité.
Pour départager les solutions, posez ces questions.
Le point 4 n’est pas théorique. La CNIL met en garde contre le déversement de données sensibles dans des IA génératives non maîtrisées, notamment les processus de fabrication confidentiels, et recommande de définir en interne un document d’usage précisant quelles données peuvent alimenter ces outils. Avant tout déploiement, faites valider le cadre juridique par votre DPO ou votre conseil.
Skillsay est construit autour d’un principe : le savoir se capte auprès des personnes, pas seulement dans les fichiers. Olivia, notre IA vocale, interviewe vos experts, pose les questions clés et relance sur le raisonnement, les méthodes et les pratiques métier qu’aucun document ne contient. Leur expérience devient une connaissance structurée, validée en temps réel, directement exploitable.
Ensuite seulement, la plateforme enrichit cette mémoire avec vos documents, vidéos, audios et comptes-rendus, pour obtenir un Knowledge Management augmenté par l’IA, interrogeable à tout moment, y compris par des agents IA métier multilingues. Le stockage est sécurisé et hébergé en France. Le détail du parcours (captation, ingestion, Olivia, restitution) est décrit sur la page comment fonctionne Skillsay.
Le rapport de Bpifrance Le Lab sur la transmission le souligne pour les réseaux : la réussite d’une centralisation du savoir dépend moins de l’outil que du workflow de contribution. Si les experts y voient une menace pour leur indispensabilité, le projet échoue. L’interview vocale est un format naturel : l’expert raconte, il ne rédige pas. Présentez-la comme une valorisation de son expérience et un moyen d’alléger sa charge quotidienne, jamais comme une surveillance. La CNIL recommande de son côté une gouvernance participative où l’IA augmente l’expertise humaine au lieu de la remplacer.
Nous voyons la même erreur dans beaucoup d’entreprises industrielles : on traite le savoir comme un stock à ranger, alors que c’est un flux. Les experts apprennent en continu, corrigent leurs pratiques, trouvent des astuces nouvelles. Une base remplie une fois pendant un projet d’été est périmée à l’automne.

C’est pourquoi nous avons placé l’interview au centre. Un document capture ce qu’une personne a pris le temps d’écrire. Une conversation capture ce qu’elle sait, y compris ce qu’elle ne savait pas qu’elle savait, parce qu’une bonne question fait remonter le raisonnement derrière le geste. Olivia pose ces questions, sans fatigue ni agenda, à l’heure qui convient à l’expert.
Nous ne nous présentons donc pas comme un énième outil de gestion documentaire. Si votre besoin est un annuaire d’entreprises, utilisez Sirene ou une base de prospection : elles sont faites pour cela. Si votre besoin est de ne pas perdre ce que sait votre meilleur technicien le jour où il part, c’est un autre métier, et c’est le nôtre.
— quentin
Côté bases de données d’entreprises, le ticket d’entrée va de la gratuité (Sirene) à quelques dizaines d’euros pour un fichier ciblé, puis au devis pour le scoring. Côté savoir-faire, Skillsay propose deux formules publiées :
| Formule | Usage | Tarif |
|---|---|---|
| Interview vocale par IA, offboarding | Capturer le savoir d’un profil qui part, en ponctuel | 500 € par profil, facturation unique |
| Solution de Knowledge Management enrichie par l’IA | Accès et usage continus, agents IA, dashboard ROI | 999 € par mois et par entité |
La première formule convient à un départ anticipé ou à une préparation de cession : vous achetez une base de connaissances ciblée sur un profil. La seconde installe une mémoire d’entreprise vivante. Pour justifier l’investissement, le tableau de bord ROI permet de suivre l’usage de la base.
Vous préparez la transmission de votre PME industrielle. Commencez par un diagnostic de transmissibilité : quels savoirs reposent sur une seule personne ? Interviewez ces experts en priorité. Les PME qui réussissent le mieux sont, selon Bpifrance Le Lab, celles qui ont professionnalisé leur gouvernance et documenté leur savoir métier des années avant la cession.
Vous reprenez une entreprise. Utilisez Sirene, l’INPI et une base de scoring pour vérifier l’identité et la solidité, puis intégrez le savoir-faire à votre due diligence : demandez ce qui est documenté et ce qui ne l’est pas.
Vous dirigez un réseau ou une coopérative. Le sujet est la fragmentation. Choisissez une solution qui valorise les experts et qui s’appuie sur un workflow de contribution simple.
Si un départ, une retraite ou une cession approche, ne laissez pas le savoir partir avec la personne. Découvrez comment Olivia mène l’interview et ce que vous obtenez en restitution sur la page de présentation de Skillsay, ou explorez l’ensemble de la plateforme.
Tout dépend de l’usage. Sirene et la base INPI suffisent pour identifier des entreprises par activité, gratuitement. Kompass convient à la prospection, Altares ou Ellisphere au scoring financier.
Non, pas pour le savoir tacite. Ces outils stockent ce qui est déjà écrit, alors que les astuces et le raisonnement d’un expert ne sont souvent rédigés nulle part. Une captation par interview permet de les faire émerger avant son départ.
Elle l’est si le périmètre est maîtrisé. La CNIL alerte sur le risque de verser des données sensibles dans des IA génératives non maîtrisées. Privilégiez une solution qui confine la base dans un espace sécurisé, hébergé en France comme Skillsay, et définissez une politique d’usage interne.
Le plus tôt possible, idéalement des années avant le départ ou la cession. Si le départ est proche ou imprévu, une interview d’offboarding permet de sécuriser l’essentiel rapidement.