
Si vous cherchez une alternative à Clarifeye, c’est probablement que votre besoin ne se limite pas à structurer des documents pour une IA générative. Vous voulez aussi récupérer ce que vos experts savent et qui n’est écrit nulle part, avant un départ en retraite, une cession ou une réorganisation. Voici cinq approches à comparer, avec les critères qui comptent pour une entreprise française, et la place de Skillsay parmi elles.
Clarifeye est une startup parisienne. Elle se présente comme une plateforme de gestion des connaissances compatible avec l’IA générative, qui transforme documents, diagrammes, transcriptions et savoir-faire métier en données structurées, validées par des experts. Techniquement, elle repose sur une application de GraphRAG, et le résultat prend la forme d’un serveur MCP prêt à l’emploi pour les équipes qui construisent des cas d’usage d’IA.
Le problème qu’elle adresse est réel. Le fonds EQT Ventures, qui décrit son positionnement, parle d’experts devenus des « FAQ glorifiées » : sollicités sans cesse, ils n’ont plus de temps pour innover. Déléguer une partie de leur connaissance à un système d’IA précis libère ce temps.
Alors pourquoi chercher ailleurs ? Trois raisons reviennent chez les dirigeants et DRH de PME et d’ETI :
Ces limites ne disqualifient pas Clarifeye. Elles définissent simplement le critère de choix.
Avant de regarder les outils, posez ces questions. Elles évitent les comparatifs à base de cases cochées.
Plutôt qu’une liste de logos, voici les cinq grandes familles que rencontre une entreprise française qui veut capitaliser son savoir. Chacune a sa logique et son public.
| Approche | Point de départ | Savoir tacite | Interrogation par IA | Cas typique |
|---|---|---|---|---|
| Skillsay | Interviews vocales + documents | Oui, au cœur du produit | Oui, agents interrogeables | Départs, retraites, cession, réseaux |
| Clarifeye | Documents + validation experts | Via la structuration par les experts | Oui, via serveur MCP | Équipes construisant des agents IA |
| Wiki et bases documentaires | Rédaction manuelle | Très limité | Selon l’éditeur | Procédures déjà écrites |
| Assistants IA internes sur documents | Fichiers existants | Non | Oui | Retrouver une information déjà rédigée |
| Outils RH d’offboarding | Checklists et accès | Non | Non | Restitution du matériel, comptes, formalités |
Skillsay fonctionne à l’inverse d’un outil documentaire. Olivia, notre IA vocale, interviewe l’expert, pose les questions clés, relance sur les détails et fait émerger méthodes, astuces, raisonnements et pratiques de terrain. Cette matière, qui n’existe dans aucun document, est ensuite structurée, validée par l’expert puis rendue interrogeable.
La plateforme complète cette mémoire avec les documents, vidéos, audios et comptes-rendus de l’entreprise, ce qui permet d’interroger l’ensemble, y compris en plusieurs langues, et d’alimenter des agents IA métier. Le stockage est hébergé en France.

Les tarifs affichés sur le site au moment de la rédaction : 500 € par profil pour une interview d’offboarding (prestation ponctuelle), et 999 € par mois et par entité pour la solution de Knowledge Management enrichie par l’IA. Vérifiez toujours les conditions en vigueur sur le site avant de décider.
Pour qui : dirigeants et DRH confrontés à un départ, cédants et repreneurs, plateformes de cession-reprise, réseaux et franchises qui veulent mutualiser le savoir-faire de leurs membres.
Clarifeye séduit quand vous disposez déjà d’un corpus important de documents techniques et qu’une équipe de développement construit des applications d’IA générative. Les experts métier participent à la structuration en interagissant avec les documents, ce qui améliore la fiabilité des réponses. Pour la tarification, rapprochez-vous directement de l’éditeur : nous ne la détaillons pas ici faute de grille publique vérifiée.
Les wikis restent utiles pour des procédures stables. Leur limite est connue : ils dépendent de la bonne volonté de rédacteurs déjà surchargés, et finissent en « cimetière documentaire » dès que les mises à jour cessent. Nous avons détaillé cette différence dans notre article sur la base de connaissances face au wiki. Un wiki ne capte pas ce que l’expert ne pense pas à écrire.
Cette catégorie permet de poser des questions en langage naturel à vos documents. C’est efficace pour retrouver une clause, une procédure ou une fiche produit. Mais l’assistant ne sait que ce qui est écrit. Si l’information n’a jamais été formalisée, la réponse sera vide ou approximative. Notre comparatif des assistants IA internes pour PME détaille ces solutions, et notre page sur l’analyse de documents par IA explique ce qu’elle permet réellement.
Ils gèrent les checklists de sortie : restitution du matériel, désactivation des comptes, formalités administratives. Ils sécurisent l’entreprise sur le plan logistique, pas sur le plan du savoir. Un collaborateur peut quitter l’entreprise avec un offboarding parfait et emporter vingt ans de réflexes métier. Les deux démarches se complètent.
Le savoir tacite est celui qu’un expert applique sans le formuler : comment reconnaître qu’une machine va dériver, quel client demande une attention particulière, quel fournisseur tient ses délais en décembre, pourquoi telle tolérance est acceptée sur telle pièce.
Trois situations le mettent en danger :
Dans ces trois cas, une captation par interview est plus réaliste qu’un chantier de rédaction. Parler est naturel pour un expert ; écrire une procédure ne l’est pas. Notre article sur l’interview des collaborateurs par IA explique comment le savoir tacite se structure en pratique.
Quelle que soit la solution, posez ces questions par écrit à l’éditeur.
L’outil comprend-il le français parlé, avec accents régionaux, jargon de métier et sigles maison ? Demandez un test sur un vrai extrait d’interview, pas sur une démonstration préparée. Vérifiez aussi que les réponses de l’agent sont produites en français correct et que l’interface l’est aussi.
Une interview enregistre une voix et des propos sur le travail : ce sont des données personnelles. Demandez la base légale proposée, l’information à remettre au salarié, la durée de conservation, et la possibilité pour le collaborateur de relire, corriger ou retirer des éléments. Associez votre DPO et le CSE dès le départ : une captation imposée se heurte à la méfiance, alors qu’une captation expliquée devient une marque de reconnaissance pour l’expert.
Où sont stockés les enregistrements, les transcriptions et les index ? Un hébergement en France, comme celui proposé par Skillsay, simplifie l’analyse de conformité. Pour mieux comprendre les enjeux de déploiement, cet article sur l’IA sur site ou dans le cloud donne des repères utiles, et ce glossaire des termes d’IA aide à décrypter le vocabulaire des éditeurs.
Demandez la gestion des droits d’accès par profil, le chiffrement, la journalisation et l’isolation des données entre clients. Un savoir de dirigeant cédant ne doit pas être accessible à tous les salariés.
C’est le critère le plus souvent oublié. Que devenez-vous si vous arrêtez l’abonnement ? Exigez de pouvoir récupérer vos contenus dans un format ouvert, avec leur structure. Une mémoire d’entreprise qui reste prisonnière d’un éditeur est un risque, pas un actif.
Nous voyons le même schéma dans les entreprises qui nous contactent : un projet de base de connaissances lancé avec enthousiasme, des centaines de pages rédigées, puis un silence. Six mois plus tard, la base est un coffre bien rangé que plus personne n’ouvre.
La cause n’est pas technique. Un savoir métier est un flux : il se renouvelle à chaque chantier, chaque incident, chaque client. Le traiter comme un stock à remplir une fois produit des documents périmés, et surtout il laisse de côté l’essentiel, ce que l’expert sait sans savoir qu’il le sait.

C’est pour cela que nous avons construit Skillsay autour de l’interview. Olivia pose les questions qu’un bon collègue curieux poserait : « Et si le client refuse ? », « Comment le voyez-vous avant que la machine ne s’arrête ? ». Ces relances font sortir des réponses que personne n’aurait rédigées. Les documents, vidéos et comptes-rendus viennent ensuite enrichir cette mémoire, ils ne la remplacent pas.
Notre conviction : la valeur d’une PME ou d’un réseau tient autant à ce que ses équipes savent faire qu’à ses machines et ses contrats. Ce savoir se capte, se valide et se transmet, ou il disparaît avec les personnes.
— quentin
Testez toujours sur un cas réel : un expert, une heure, un résultat à relire. Le résultat dit plus que n’importe quel comparatif.
Si votre priorité est de sécuriser un savoir qui n’est écrit nulle part, Skillsay propose deux voies : une interview d’offboarding à 500 € par profil, ou la plateforme complète à 999 € par mois et par entité, avec Olivia, l’ingestion de vos documents et des agents interrogeables, hébergés en France.

Vous voulez voir comment se déroule une captation, de l’interview à la restitution ? Découvrez le fonctionnement de Skillsay ou interrogez directement une base grâce à Skillsay IA.
Clarifeye structure des documents et du savoir d’experts pour des systèmes d’IA, avec un public plutôt technique. Pour un départ en retraite, la difficulté est de faire parler l’expert, pas de structurer des fichiers. Une captation par interview vocale est plus directe dans ce cas.
Une base classique se remplit par écriture et ne contient que ce qui a été rédigé. Une interview IA fait émerger l’implicite grâce aux questions et aux relances, puis le fait valider par l’expert. Les deux se complètent quand les documents existants alimentent ensuite la même mémoire.
D’après le site de Skillsay, l’interview IA d’offboarding est à 500 € par profil, en prestation ponctuelle. La solution de Knowledge Management enrichie par l’IA est à 999 € par mois et par entité. Vérifiez les conditions à jour sur skillsay.fr avant tout engagement.
Une voix et des propos professionnels sont des données personnelles : il faut une base légale, une information claire du collaborateur, une durée de conservation définie et des droits d’accès et de rectification. Associez votre DPO avant de lancer les interviews. L’hébergement en France simplifie l’analyse, sans remplacer cette démarche.
C’est une question à poser à tout éditeur avant la signature : demandez les formats d’export, leur périmètre et leur délai, et faites-les inscrire au contrat. Sans export en format ouvert, votre mémoire d’entreprise dépend de l’éditeur.